Clairvaux et la vigne. L'abbaye a-t-elle inventé le champagne ?

Le vin à CLairvaux

Depuis le Haut-Moyen Âge, les évêchés et les monastères possédèrent des vignobles. Pour la messe (communion sous les deux espèces), pour l'hospitalité (offrande du vin aux invités), et pour se fortifier après les gros travaux. Dans le strict respect de la Règle de saint Benoît qui recommandait l’autonomie, grâce au travail effectué parallèlement à la prière, les abbayes cisterciennes entretenaient directement leurs vignes et produisaient elles-mêmes leurs vins. C'est ainsi que Clairvaux, dès sa fondation, posséda des vignes sur le coteau bien exposé qui borde son mur de clôture Nord.

Pendant les XIIe et XIIIe siècles, Clairvaux connut un essor économique considérable, comme plusieurs abbayes bourguignonnes créatrices de crus célèbres aujourd’hui. L'abbaye contrôla notamment un vaste domaine viticole réparti sur toute la région, à partir de plusieurs grands celliers viticoles (Baroville et Colombé-le-Sec) ainsi que de nombreuses caves (Fraville, Urville, etc.). Au point de faire commerce de ses vins. Mais trois questions demeurent : comment étaient-ils vinifiés ? Étaient-ils bons ? Étaient-ils déjà effervescents ?