Le pape Eugène III (1145-1153) confirme à Héloïse et aux soeurs du Paraclet le monastère du Saint-Esprit

À l’origine du Paraclet se trouve l’oratoire en l’honneur de la Trinité fondé en 1122 par Pierre Abélard dans la paroisse de Quincey au diocèse de Troyes, sur une terre offerte par les seigneurs de Nogent. Rapidement, une communauté se forme autour du célèbre théologien et moine de Saint-Denis. Une chapelle est construite et dédiée au Saint-Esprit Paracletus, du grec qui signifie « protecteur ». En 1127, Abélard est élu abbé de Saint-Gildas de Rhuys et part en Bretagne. Abandonné pendant deux ans, le site est confié en 1129 par Abélard à son épouse, Héloïse, devenue prieure d’Argenteuil, et à ses religieuses. Après avoir été placé sous la protection du Saint-Siège en 1131, le pape Eugène III (1145-1153) confirme avec cette bulle, délivrée à Châlons-en-Champagne le 1er novembre 1147, l’ensemble des possessions du Paraclet. Surtout, Bernardo Paganelli, qui fut moine de Clairvaux et proche compagnon de saint Bernard, érige le prieuré d’Héloïse en abbaye. Cette promotion canonique consacre l’importante extension du temporel que connaît le Paraclet depuis quelques années, à la faveur de ses relations avec Pierre Abélard et de la protection du comte de Champagne. Ce temporel important, situé entre Nogent, Sézanne et Provins, est structuré au milieu du XIIIe siècle autour de six granges mais aussi de celliers, de moulins et de fours tenus en faire-valoir direct par des convers.

Dès la fin du Moyen Âge, l’église et les bâtiments conventuels qu’a connus Héloïse ont été sérieusement endommagés. Le monastère, entièrement rebâti entre le milieu du XVIIe siècle et la première moitié du siècle suivant, est vendu comme bien national entre 1791 et 1793 et l’essentiel détruit avant 1809, à l’exception de l’ancien bâtiment conventuel érigé en 1686 et protégé au titre des Monuments historiques visible sur cette carte postale du XIXe siècle (Arch. dép. Aube, 8 Fi 898).

 

L’abbaye doit sa renommée à la sépulture de ces deux célèbres amants qu’elle abrite jusqu’à la Révolution. Pierre Abélard meurt au prieuré clunisien de Saint-Marcel-lès-Chalon le 21 avril 1142. Après quelques péripéties, son corps est ramené au Paraclet. Au décès d’Héloïse, le 17 mai 1164, sa dépouille est déposée aux côtés de son époux où elle demeure jusqu’en 1497, date à laquelle leurs restes sont placés de part et d’autre du chœur de l’église abbatiale. De nouveau réunis en 1621, les corps sont transférés dans l’église Saint-Laurent de Nogent-sur-Seine en 1792. En 1807, Alexandre Lenoir conçoit, à partir d’éléments disparates, un monument romantique destiné à recevoir les ossements dans le jardin de son Musée des Monuments français. C’est ce monument, déplacé en 1819, qui se trouve aujourd’hui au cimetière du Père-Lachaise.

Arnaud Baudin

Les sentences de Pierre Lombard_1

4e livre des Sentences de Pierre Lombard

Pierre Lombard est né au début du XIIe siècle en Lombardie (Italie). A la fin de sa vie, il écrit des Sentences. Ce traité en quatre tomes reprend l'essentiel de ses cours donnés à l'école des cloîtres de Notre-Dame de Paris. Il s'agit d'une synthèse des connaissances formée de questions et de décisions constituant un ensemble doctrinal complet sur la religion chrétienne au cours du premier Moyen Âge.


Lettre adressée à son épouse Aline (sans date)_1

Lettres d'Auguste Renoir

En 2020, les Archives départementales de l'Aube ont acquis deux lettres manuscrites signées d'Auguste Renoir. Renoir possédait une maison à Essoyes (sud-est de l'Aube). Il séjournait dans l'Aube chaque été avec sa famille, il trouvait en Champagne l'inspiration et les modèles pour ses toiles.


Donation pro anima et son codicille, donnés par Oger de Méry, chanoine de Saint-Maclou de Bar-sur-Aube (1271-1272)_1

Un "testament" du XIIIe siècle

Le chapitre Saint-Maclou de Bar-sur-Aube est fondé en 1160. Doté dès sa fondation de biens matériels, le chapitre recueille, dès le XIIIè siècle, par le biais d'acquisitions, de donations et de legs, de nombreuses possessions territoriales et des rentes. Les archives du chapitre sont conservées aux Archives de l'Aube, au titre des confiscations révolutionnaires, au sein de la sous-série 7G. Ce fonds contient notamment un testament auquel est cousu en annexe, un codicille, un acte ajouté au testament pour le modifier.


Plan de la façade postérieure du Cirque municipal (Non coté, ancienne cote : 4M592, 1902)

Le cirque municipal de Troyes

Bien avant son premier cirque permanent, la Ville de Troyes possédait uniquement des pistes provisoires. Celles-ci étaient installées dans des baraquements en bois montés au moment des Foires de Mars afin d'accueillir des représentations de spectacles équestres. Au début du XXe siècle, la Ville de Troyes décide de construire un cirque municipal.


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Un évêque un peu trop gênant pour le roi

Jean de Bedford, régent au nom du roi de France et d'Angleterre Henri VI, refuse l'élection épiscopale de Jean Léguisé, proche du parti Armagnac.


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Bal de Nuit du 8 décembre 1878

La Saint-Nicolas est une fête qui était largement ancrée dans nos régions du Nord et de l'Est de la France jusque dans les années 1960. La tradition voulait que saint Nicolas, saint patron de la Lorraine depuis 1477, défile dans les rues de la ville chaque 6 décembre afin de distribuer des friandises aux enfants. Il était alors accompagné du Père Fouettard qui, lui, menaçait les enfants de leur donner des coups de fouets s'ils n'étaient pas sages. La procession se terminait toujours par une visite au maire, qui confiait les clefs de la ville à saint Nicolas pour qu'il la protège.


Notice du registre d'écrou de la  maison centrale de Clairvaux concernant Claude Gueux (2 mars 1830) Fonds de la maison centrale de Clairvaux - Arch. dép. Aube, 48 Y 6

40e anniversaire de la loi portant abolition de la peine capitale en France

L'Affaire Claude Gueux : aux origines d'un combat

Né en 1804 en Côte-d'Or, Claude Gueux est condamné à trois reprises pour vol et incarcéré, en 1823 et 1829, à la prison de Clairvaux.


Carte d’identité : Plan de façade de l'école de garçons Diderot.  Auteur : Anonyme Date : Sans date. Support : Feuille cartonnée. Dimensions : 102,2x65,6 cm.  Cote : Non coté.

L'Enseignement au XIXème siècle

Dès le début du XIXème siècle, une forte volonté émerge en France d'encadrer l'enseignement et l'instruction publique des enfants de tout âge et incite les communes à multiplier les établissements scolaires.


Couv Grand Cartulaire de la Ville

Copie en français du traité de Troyes dans le Grand Cartulaire de la Ville (fin XIVe-fin XVe siècle).

Ce registre, communément appelé " grand cartulaire ", constitue la première pièce du fonds municipal inventoriée par J.-F. Delion. Il contient la retranscription d'un peu moins d'une centaine d'actes, essentiels pour comprendre les grands moments qui jalonnent l'histoire de la ville de Troyes sur la période allant de 1355 à 1493.


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Auguste Blanqui à Clairvaux

Auguste Blanqui (1805-1881) n'a pas participé à la Commune de Paris, déclenchée le 18 mars 1871. En fuite et malade, il a alors trouvé refuge à Bretenoux, dans le Lot. Considéré comme un homme dangereux pour l'ordre établi, il est arrêté à la demande d'Adolphe Thiers à la veille du début de l'insurrection dans la capitale.


Carte des environs de Troyes

Troyes et ses faubourgs à la veille de la Révolution

Carte des environs de Troyes pour servir à désigner la situation des lieux où les chanoines réguliers de la Trinité ont leurs héritages et propriétés (1780)


Lamentation sur le corps du Christ

Lamentation sur le corps du Christ

Eglise Saint-Etienne de Bar-sur-Seine


Le Poilu du 37. Journal des Tranchées. Organe du 37ème de ligne, n° 10 et n° 12, Bar-le-Duc, s.d. [entre septembre et décembre 1916], 2 p. et 4 p. 17 R 149

Le Poilu du 37. Journal des Tranchées. Organe du 37ème de ligne

n° 10 et n° 12, Bar-le-Duc, s.d. [entre septembre et décembre 1916], 2 p. et 4 p.