Direction des Archives et du Patrimoine

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Archives et Patrimoine de l'Aube

La direction des Archives et du patrimoine au fil du temps

La direction des Archives et du patrimoine a été créée en 2012 suite à la fusion des Archives départementales et de la direction du développement culturel du Département de l’Aube

La création institutionnelle

Le département de l’Aube est né avec la Révolution française, en 1790.

Les Archives départementales ont quant à elles été créées en 1796, avec pour but de recueillir les archives des institutions de l’Ancien régime. Un dépôt d’archives est institué dans chaque chef-lieu de département.

Un décret datant de 1794 définit leurs missions comme suit : collecter, classer, conserver, communiquer les documents qui leur sont confiés. Tout citoyen a le droit d’en obtenir consultation sur place, dans la limite des horaires imposés par chaque dépôt. La communication des documents doit être gratuite. Ces principes fondateurs restent en vigueur aujourd’hui et régissent l’activité des services d’archives en France.

Un XIXe siècle fondateur

Les Archives départementales de l’Aube ont connu au XIXe siècle l’action d’Henri d’Arbois de Jubainville, archiviste et celtologue de renom.

A la tête de l’institution durant 28 années, c’est sous sa direction qu’est effectué le classement d’une grande partie des documents anciens et que sont rédigés les principaux inventaires les décrivant. Ces derniers restent utilisés en salle de lecture.

C’est également à cette époque que les Archives déménagent et s’installent dans un bâtiment neuf derrière la préfecture, à la place de l’ancienne église des Jacobins. Le volume total d’archives transférées à cette occasion s’élève à 5 kilomètres linéaires. Toutefois, ce bâtiment s’avère rapidement trop petit et peu pratique.

D’autres dépôts doivent donc être investis dès 1909, au 34 rue des Terrasses, puis à la chapelle du Grand séminaire et dans le grenier de l’évêché.

Un XXe siècle tout en contrastes

Bâtiment des Archives de l'Aube au XXe siècle

Le début du siècle

Le travail d’inventaire des séries anciennes se poursuit avec les directeurs successifs de la seconde moitié du XIXe siècle, tels que Francisque André, Armand Boutillier du Retail, puis Pierre Piétresson de Saint-Aubin au début du XXe siècle.

C’est également au début du XXe siècle que les archives connaissent un accroissement spectaculaire de leur volume, atteignant 6 kilomètres linéaires à la fin des années 1920. La fréquentation des lieux et les communications de documents restent encore quelque peu restreintes par rapport aux critères actuels (1 400 communications en 1921, par exemple), mais entrent dans une phase de nette expansion pour l’époque.

La Seconde guerre mondiale

Avec la Seconde guerre mondiale s’ouvre une ère d’incertitudes pour les Archives de l’Aube : les documents doivent être évacués dans trois lieux différents afin d’assurer au mieux leur intégrité physique. Certaines pertes n’ont malheureusement pu être évitées. Ainsi, une grande partie des chartes du XIIIe siècle ont été détruites dans les dépôts annexes des Archives, et le fonds Xavier de Saxe a connu les vicissitudes des attaques de rongeurs. La plus grande partie a toutefois été épargnée et traverse la Seconde guerre mondiale sans connaître trop de dégradations.

C’est également à cette période – en 1941 – qu’est prise la décision de changer de bâtiment. Le déménagement effectif ne se fera toutefois qu’en 1954, dans une ancienne usine de bonneterie,  située au 21 rue Etienne Pédron. 7 kilomètres linéaires d’archives sont alors concernés.

La seconde moitié du siècle, entre expansion et innovations techniques

La seconde moitié du XXe siècle sera celle d’une augmentation très sensible du nombre de lecteurs ainsi que du volume de documents conservés. Cette croissance exponentielle est principalement due aux lois de décentralisation des services de l’État, qui ont placé les Archives départementales sous l’autorité des Conseils généraux et ont élargi les compétences de ces derniers à divers domaines (social, santé, routes, etc.). La collecte des documents des administrations dépendant des Archives de l’Aube s’en est donc retrouvée accrue ; d’autre part, divers fonds d’archives privées (entreprises de bonneterie, fonds familiaux tels que celui du comte Chandon de Briailles, etc.) sont entrés aux Archives à un rythme plus soutenu que par le passé.

Cet accroissement ajouté au fait que les nouveaux locaux sont peu fonctionnels et rapidement saturés conduit en 1982 à la décision d’emménager les Archives de l’Aube dans un bâtiment spécialement construit en vue de cet usage, au 131 de la rue Etienne Pédron. A l’occasion de ce dernier transfert de documents qui a eu lieu en 1988, un récolement complet est effectué.

Ce dernier servira de support aux opérations d’informatisation du service qui auront bientôt lieu. En effet, les Archives de l’Aube ont très tôt lancé des opérations dans cette optique. Le personnel des Archives commence à travailler avec l’outil informatique en 1988 ; une première base documentaire, du nom de Texto, est constituée. Une étroite coopération entre le service des Archives et la Direction des technologies de l’informatique et de la communication donne naissance au logiciel Thot en 1994. Aujourd’hui commercialisé par un prestataire de service externe, Thot a grandement évolué et est utilisé par un grand nombre de services d’archives en France.

La communication des documents et autour des documents conservés dans le dépôt a également beaucoup évolué durant cette période. Par le biais de la numérisation et de la mise en ligne de documents originaux et d’inventaires d’archives d’un côté, par celui d’une activité croissante autour des expositions temporaires et des actions pédagogiques auprès des classes de la maternelle à l’université.

Pierre Piétresson de Saint-Aubin, archiviste départemental, début XXe siècle

Le XXIe siècle, une page d'histoire en cours d'écriture

La direction des archives et du patrimoine, créée en 2012 de la fusion des Archives départementales et le la direction du développement culturel, assure les missions suivantes (arrêté départemental n°2015-1277) : 

  • La collecte des documents d'archives des administrations et services publics du département ;
  • L'enrichissement de la mémoire du département grâce aux dons, dépôts ou achats de documents d'origine privée
  • La conservation, la préservation et le conditionnement des archives ;
  • Le classement des archives ;
  • La communication et le valorisation des documents d'archives : expositions, colloques, conférences, ateliers, visites, site internet ;
  • La conduite de projets culturels et patrimoniaux ;
  • La valorisation du patrimoine et de la culture ;
  • La participation au développement d el'action culturelle, en général.

En sus de la création de la Cité du Vitrail, d'importantes expositions sont réalisées. Elles donnent également lieu à la tenue de manifestions culturelles d'envergure. Templiers. Une histoire, notre trésor et Clairvaux 2015 en sont deux exemples.

Le XXIe siècle verra en outre croître l'utilisation des technologies numériques à des fins de communication et de mise à disposition des ressources auprès du public.

Historique des fonds conservés aux Archives départementales de l'Aube

A travers 22 kilomètres de documents provenant de fonds publics et privés, dont le plus ancien date de 854, les Archives départementales de l’Aube conservent la mémoire locale du Moyen Age à nos jours.

L’intérêt de certains fonds dépasse largement les limites du département. C’est le cas du fonds de l’abbaye de Clairvaux qui contient de nombreux cartulaires, chartes et sceaux médiévaux de toute l’Europe. Les Archives départementales conservent aussi plus de cent fonds d’abbayes et prieurés qui lui donnent une place de choix dans le cœur des historiens.

Il en est de même pour les archives du prince François-Xavier de Saxe (1730-1806), fils du roi de Pologne, qui constituent un témoignage exceptionnel sur la vie de la cour au XVIIIe siècle et sur les relations internationales auxquelles le prince a été mêlé. Pas moins de 50 000 lettres émanant de plus de 800 correspondants alimentent ce précieux fonds.

La richesse des Archives de l’Aube ne se limite pas à ces prestigieuses collections anciennes. Les périodes plus récentes et l’histoire économique sont également largement représentées. Le fonds de la maison Berthelin-Fromageot, dynastie familiale troyenne versée dans le commerce des draps et de la toile au XVIIIe siècle, occupe ainsi une place de premier plan par l’importance des documents conservés : correspondance échangée avec des clients et des fournisseurs venant de toute l’Europe dont certaines comportent des échantillons de tissus (plus de 3000 au total). Les entreprises Vitos, Mauchauffée et Valton, fleurons de la bonneterie auboise des XIXe et XXe siècles, apportent de précieuses informations contemporaines sur les bâtiments d’usine, les métiers à tisser et l’industrie de la maille.

Autre source irremplaçable de l’histoire d’un département, les documents figurés. Les Archives départementales de l’Aube possèdent une collection très importante de documents iconographiques : plans de villages et de villes, plans d’archites, cartes postales, photographies anciennes (fonds Brunon-Lancelot avec ses 2777 plaques de verres), dessins archéologiques du XIXe siècle (fonds Fichot).

Historique de la bibliothèque des Archives départementales de l'Aube

Historique de la bibliothèque des Archives départementales de l'Aube

La bibliothèque des Archives départementales de l'Aube est signalée depuis 1896. Le règlement général des archives départementales du 1er juillet 1921 (titre XII) en officialise l'existence.

Durant les vingt premières années du XXe siècle, elle s'accroît d'abord de brochures administratives puis de publications historiques.

Le dépôt légal est signalé pour la première fois en 1925, puis est supprimé en 1945.

Au nombre des dons ayant permis d'enrichir la bibliothèque des Archives départementales de l'Aube, il faut compter le legs de Jean Godefroy en 1954, celui de 1963 concernant le physionotrace (Edme Quenedey étant originaire des Riceys), celui de Monseigneur Roserot de Melin en 1968 et celui de Pierre Piétresson de Saint-Aubin en 1980.

Aujourd'hui, la bibliothèque continue de connaître un accroissement de sa collection par le biais d'achats d'ouvrages, d'abonnements à des périodiques, ou de dons.


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