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- Cote
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- Date
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- Importance matérielle
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- 15,60 ml
- Nom du producteur (origination)
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- Hôpital Saint-Nicolas de Bar-sur-Aube
Histoire administrative
Le dépôt de ces archives, au mois de janvier 2011, fait suite à une inspection des
archives de la commune de Bar-sur-Aube et à la saturation annoncée des réserves de la
Médiathèque Albert Gabriel de Bar-sur-Aube.
1. Origine et fondation des établissements hospitaliers
Faute de sources riches, il est difficile d'établir précisément à quelle époque les
établissements hospitaliers ont pris naissance, mais dès le IXe siècle il existe des locaux
organisés pour l'accueil des pauvres, voyageurs, vieillards, infirmes et orphelins. Simples
bâtisses ou ensemble hospitalier organisé avec chapelle et apothicairerie, ces lieux répondent
au précepte de charité chrétienne, d'hospitalité et d'accueil des nécessiteux. Ils ont également
en charge les malades guérissables ou atteints de maladies mortelles. Tenus pour la plupart
par des communautés de religieuses aidées de domestiques, elles ont à leur tête un maître ou
prieur. Les établissements suivent des principes identiques notamment à partir du XIIe siècle
quant au genre de vie des personnels et aux règles de soins des malades. Leurs revenus
proviennent de rentes, dons, legs, quêtes et aumônes destinés au fonctionnement du service
et à l'entretien du personnel et des hôtes.
Les nécessiteux et les miséreux sont plus nombreux dans les enceintes urbaines en
pleine expansion, les activités d'échanges se développent avec les Foires de Champagne, les
pèlerins se déplacent, la lèpre et autres fléaux apparaissent : autant de raisons de créer des
établissements dont les activités se spécialisent. Pour Troyes et la région champenoise, ce
sont les comtes de Champagne qui, dès le XIe siècle, fondent des centres hospitaliers dans les
villes seigneuriales qu'ils possèdent comme à Provins en 1050 et Troyes en 1157. La ville de
Troyes compte sept hôpitaux entre le XIe et XVIIIe siècle : Saint-Bernard, Saint-Esprit, Saint-
Lazare (maladrerie des Deux-Eaux), Saint-Abraham, Saint-Nicolas, Hôtel-Dieu-le-Comte et
La Trinité.
Chaque hôpital a son administration et ses revenus distincts, mais en raison d'une
disproportion entre les revenus particuliers des hôpitaux et les charges résultant de leurs
attributions, il est décidé de les réunir par arrêt du Conseil d'Etat le 13 avril 1630 sous le titre
d'Hôpitaux réunis. La direction des hôpitaux réunis est composée de 22 administrateurs et de
18 électifs.
2. L’hôpital Saint-Nicolas de Bar-sur-Aube
L’hôpital Saint-Nicolas de Bar-sur-Aube paraît avoir été fondé entre 1130 et 1136,
intervalle au cours duquel son cimetière est consacré par Guillenc, évêque de Langres (1126-
1136), à la demande du pape Innocent II (1130-1143). La maison est d’abord administrée par
une double communauté masculine et féminine, sous la direction d’un maître (maître Henri,
signalé en 1172). Elle a en charge l’accueil des pauvres, des lépreux et des pèlerins de
passage.
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Le temporel de l’établissement s’accroît rapidement, bénéficiant de nombreux
privilèges épiscopaux ainsi que des donations des comtes de Champagne et des seigneurs
des environs, en particulier des sires de Vignory : en 1172, Gui de Joinville, évêque de
Châlons, lui abandonne la propriété de la Maison-Dieu de Vitry[-en-Perthois] que l’hôpital
de Bar-sur-Aube administrait déjà ; en 1179, Henri Ier le Libéral, comte de Champagne, donne
une partie du péage de la foire de la ville ; en 1176, l’évêque de Langres lui cède l’église de
Lignol et, en 1180, l’évêque de Troyes celle de Fuligny ; en 1202, Gautier Ier de Vignory lui
cède le droit de pâturage dans tous ses domaines.
Ces largesses ne permettent pourtant pas la survie de l’établissement. En 1239, le
comte de Champagne Thibaud IV et l’évêque de Langres en confient la gestion à une
communauté féminine de l'ordre de Saint-Victor de Paris avec le titre d’abbaye.
En 1436, Philippe de Vienne, évêque de Langres, constatant le manque de rigueur des
religieuses, confie l’administration de l’hôpital Saint-Nicolas à des chanoines réguliers de
l’ordre du Val-des-Ecoliers avec le titre de prieuré. Celui-ci sera finalement supprimé en 1734
et ses biens réunis à l'hôpital général de Bar-sur-Aube.
Des bâtiments anciens de l’ancien hôpital subsistent une salle du XIIe siècle et la
chapelle du XIIIe siècle. En 2013, le Centre hospitalier Saint-Nicolas de Bar-sur-Aube,
toujours installé sur le site de ses origines, comporte un hôpital local, une unité de soins de
longue durée et un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes
employant 170 agents environ.
- Condition d'accès (accessrestrict)
-
- En vertu de la loi sur les archives du 15 juillet 2008, reprise dans le Code du patrimoine (art. L 213-2), ces documents sont communicables immédiatement.
Bibliographie
1. Généralités sur les hôpitaux
HILDESHEIMER, (Françoise), GUT (Christian), L'assistance hospitalière en France, Paris,
Publisud, 1992.
IMBER (Jean), Le droit hospitalier de l'Ancien régime, Paris, PUF, 1993, 308 p.
LE CLECH-CHARTON (Sylvie), dir., Les établissements hospitaliers en France du Moyen Âge au
XIXe siècle. Espaces, objets et populations, Dijon, 2010
PAYEN (Angèle), L'architecture hospitalière et l'art dans la province française aux XVIIe et XVIIIe
siècles, Paris, 1959, p. 172-178. Position des thèses et mémoires des élèves de l'école du Louvre
- Direction des musées de France.
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ROCHAIX (Maurice), Les questions hospitalières de la fin de l'Ancien régime à nos jours.
Contribution à l'étude des problèmes hospitaliers contemporains. Paris, Berger-Levrault, 1996,
499 p.
Revue de la société française d'histoire des hôpitaux, revue publiée par la Fédération hospitalière
de France et la Fédération internationale des hôpitaux, 1966.
TOUATI (François-Olivier), Archives de la lèpre : atlas des léproseries entre Loire et Marne au
Moyen Âge, Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques, 1996, 398 p.
TOUATI (François-Olivier), Maladie et société au Moyen Âge : la lèpre et les léproseries dans la
province ecclésiastique de Sens jusqu'au milieu du XIVe siècle, Paris, De Boerck, 1998, 866 p.
2. Administration hospitalière champenoise, généralités
ARBOIS de JUBAINVILLE (Henry d'), Étude sur les documents antérieurs à l'année 1285,
conservés dans les archives des quatre petits hôpitaux de la ville de Troyes, Troyes, 1857, Mémoires
de la société académique de l'Aube, tome XXI.
CAMUZAT (Nicolas), Promptuarium sacrarum antiquitatum tricassinae diocesis…, Troyes, 1610.
LALORE (Ch., abbé), Liste des prieurés, commanderies et hôpitaux de l'ancien diocèse de Troyes,
d'après le pouillé de l'évêché de 1761, Arcis-sur-Aube, 1886, 24 p.
MAURY (Eugène), « Mon vieux Bar-sur-Aube : l’hôpital du Saint-Esprit », dans Almanach du
Petit troyen, 1920, p. 107 et 1935, p. 151-153
OLIVE (Josiane), Les fondations hospitalières en Champagne au Moyen Âge, Reims, 3 t., 1973
ROSEROT (Alphonse), Dictionnaire historique de la Champagne méridionale (Aube) des origines à
1790, Troyes, 3 t., 1948
TESNIER (Marie-Noëlle), Bibliographie des sources de l'histoire des hôpitaux dans le département
de l'Aube, Rapport pour le diplôme de documentaliste de l'I.N.T.D., 1974, 64 p.
- Collectivité / organisme
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- Nom géographique
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- Bar-sur-Aube (Aube, France)
- Modalités d'entrée (acqinfo)
- Dépôt
Sources complémentaires
Série H : clergé régulier
49 H 1 : Cartulaire de l’hôpital (1159-1725)
Sous-série 54 H : Fonds de l’hôpital du Saint-Esprit de Bar-sur-Aube (1374-1789)
Série X : Assistance et prévoyance sociales
X 532-556 : Hospices de Bar-sur-Aube (1799-1952)