Les journaux de la Libération

L'Aube Libre et le Résistant de l'Aube

Le journal l’Aube Libre publie un numéro spécial en juin 1944 qui se construit comme un véritable appel à la résistance de la part des citoyens, afin d’aider à la Libération. Il publie ensuite plusieurs bulletins d’informations avant la parution de son premier numéro officiel le 5 septembre 1944. Il continue son activité de façon régulière jusqu’en août 1945, où il disparaît en faveur de trois journaux : la Dépêche de l’Aube, l’Est-Eclair et Libération Champagne. Le sous-titre même du journal, « organe provisoire du C.D.L. » (Comité Départemental de Libération), annonçait son caractère éphémère. Son objectif principal était de guider et d’informer les citoyens jusqu’à la libération du territoire. Cet objectif ayant été accompli, il pouvait laisser la place à d’autres journaux.

Le journal le Résistant de l’Aube est également issu d’un mouvement de résistance, le C.L.V. (Ceux de la Libération Victorieuse) et, comme l’Aube Libre, il publie de façon régulière entre septembre 1944 et septembre 1945, puis cesse également son activité en faveur de la Dépêche de l'Aube, l'Est-Eclair et Libération Champagne.

La presse en France pendant et après la Seconde Guerre mondiale

La période de la Seconde Guerre mondiale a été très rude pour les médias tels que la presse et la radio en raison du contrôle exercé par le gouvernement hitlérien et ses collaborateurs. Sous l’Occupation, les journaux qui étaient autorisés en France étaient soumis à la censure et se voyaient obligés de participer à la propagande nazie et pétainiste. Malgré ce combat contre la liberté d’expression, les résistants parvenaient à produire et distribuer des journaux clandestins. L’année 1944 et les débarquements marquent un tournant dans l'histoire de la presse. C’est alors que voient le jour des journaux de la Libération, tels que l’Aube Libre et le Résistant de l’Aube qui, en étroite collaboration avec des réseaux de résistance, diffusent des informations essentielles sur les actualités militaires et politiques, et œuvrent ainsi pour redonner à la presse la liberté qui était la sienne depuis la loi du 29 juillet 1881. Suite à la Libération, les journaux qui ont accepté de paraître sous le contrôle de l’occupant sont interdits et disparaissent au profit d'autres titres, issus des mouvements de résistance.

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