Chapitre de la collégiale Saint-Maclou
Commune de Bar-sur-Aube
Le comté de Bar-sur-Aube entre dans le patrimoine des comtes de Champagne lors du mariage de Thibaud Ier (1037-1090), comte de Blois, avec Adèle de Bar-sur-Aube, vers 1060. A cette époque, Bar-sur-Aube est une agglomération urbaine dynamique : une foire de la mi-carême est attestée dès le milieu du XIIe siècle et l’abbaye de Clairvaux, fondée par Bernard de Fontaine, en 1115, est distante d’à peine 15 kilomètres. En 1160, le comte Henri Ier le Libéral (1152-1181), fonde un chapitre séculier, dans son château de Bar-sur-Aube. Ce chapitre sera agrandi avec le temps et deviendra l’église Saint-Maclou. Aujourd’hui, son clocher est le seul vestige de l’ancien château des comtes de Champagne. Collégiale comtale lors de sa fondation, elle devient royale lors de l’union en 1284, de Jeanne de Champagne, arrière-arrière-petite fille d’Henri Ier le Libéral, avec Philippe le Bel, futur roi de France (1285-1314), et de l’incorporation de la Champagne au domaine royal. L’église est classée au titre des monuments historiques depuis 1840. Une première phase de restauration, en cours depuis 2017, vient tout récemment d'être achevée
La série 7G contient plus de 5000 actes datés entre 1160 et 1791. Les actes conservés de la collégiale relèvent majoritairement de la juridiction gracieuse. De nombreux actes relatifs aux dons et legs, ainsi que des documents liés à la gestion foncière du domaine (baux, ventes, échanges de biens) permettent d’appréhender l’importance des propriétés du chapitre, et son rayonnement, notamment à Bar-sur-Aube. Les documents liés au fonctionnement de la collégiale sont peu nombreux. Quelques délibérations capitulaires couvrent une période allant de 1612 à 1784. Il reste peu de documents liés à la comptabilité. C’est la gestion du domaine qui fournit le plus de renseignements (fondations, testaments, donations, documents liés aux échanges, ventes, acquisitions et baux du domaine).