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9 juin 2026 à 18h00
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Dans beaucoup de sociétés il existe ce que l’on pourrait appeler un « bestiaire central », c’est-à-dire un petit nombre d’animaux qui sur le plan de l’imaginaire et des représentations jouent un rôle plus important que les autres. En Europe, ce bestiaire central comporte une douzaine d’espèces et le renard en fait partie. Comme les autres animaux, il est ambivalent, tantôt positif, tantôt négatif, selon que son principal trait de caractère, la ruse, est pris en bien ou en mal. Dans l’Antiquité grecque, la ruse est plutôt une qualité, mais pour les Romains, c’est un vice, et pour le Moyen Age chrétien, une abomination. A l’époque moderne, les systèmes de valeurs sont plus nuancés, et le renard prend peu à peu cette double symbolique que nous lui connaissons aujourd’hui : malfaisant d’un côté, sympathique de l’autre. Illustration : Le Roman de Renart (Paris, v .1325-1350) Paris, BnF, Français 1580, fol. 29r © Paris, Bibliothèque nationale de France
Adresse
Archives départementales de l'Aube
131 rue Etienne-Pédron 10000 Troyes